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Voir aussi la page : Kikie CREVECOEUR C.V.

Kikie CREVECOEUR

Née à Bruxelles en octobre 1960. Diplômée de l’Atelier de Gravure, Graphisme et Images de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Après diverses formations en académies du soir à Liège et à Watermael-Boitsfort, elle a effectué de nombreux stages et voyages d’études en Belgique, en Italie, en Suisse et au Québec. Elle enseigne la gravure et la lithographie à l'Académie de Dessin et des Arts Décoratifs de Watermael-Boitsfort depuis 1988 ainsi qu’à l’Académie Internationale d’Eté de Wallonie depuis 1991.

Lauréate du Prix de la Gravure de la Communauté française en 1989, elle a aussi remporté le Prix La Montagne à la Quatrième Triennale d'estampes de Chamalières en 1997.

Depuis 1986, la technique de la gravure sur gommes, imprimée en juxtaposition, a caractérisé durant plusieurs années ses créations avant de passer progressivement à la gravure sur lino propice à offrir plus de liberté dans ses compositions.
 

Contact : kikie.crevecoeur@skynet.be

"Les gravures sur gommes

Cette artiste s'est d'abord fait connaître pour son travail de gravure sur gommes, technique originale mise au point dès 1986. Ses premières réalisations, très structurées, s’organisent suivant un quadrillage au sein duquel les gommes, légèrement superposées, sont imprimées une à une. Ses compositions sont toujours organisées depuis le centre de la planche : leur lecture, qui s’apparente à celle du zapping télévisé, peut ainsi se faire dans tous les sens. Bien que l’artiste les considère comme des multiples et en propose des tirages numérotés ne dépassant jamais les vingt exemplaires, chaque impression peut être vue comme un exemplaire unique. En effet, à partir d’un choix déterminé de matrices-gommes, l’artiste modifie leur assemblage pour chaque tirage. De même, le type d’encrage, tout comme les rehauts colorés, sont traités, à chaque fois, différemment. Cette démarche sérielle au sein d’un univers narratif va bientôt s’animer d’une structuration essentiellement rythmique, favorisée par les thèmes de prédilection de Kikie Crêvecœur : la boxe, la danse, la musique…
 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

A partir de 1989, les rehauts colorés disparaissent au profit d’aplats monochromes, entaillés de découpes créant le mouvement : ce dernier est lancé depuis les bords de chacune des gommes dans La blatte (1989) ; il devient vibratoire dans Les mains ou Les fougères (1990). Les gommes sont par ailleurs imprimées selon des orientations diverses, brisant la rectitude des registres, comme dans Pot au noir (1992). Les structures en damier se disloquent et prennent une liberté nouvelle au sein d’une technique qui, elle, reste identique.
 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Les gravures sur linoléum

Les années 95-97 voient apparaître la mise en place d’un nouvel univers en même temps que l’adoption d’une autre technique : la gravure sur lino, utilisée initialement en association avec des gommes. Si les premières linos gardent les traces des structures compartimentées propres aux compositions des gommes, très vite le tourbillonnement des traits, que l’on voit déjà surgir dans certaines pièces de la série (de 8 linogravures) La Mi Muse (1997), fait éclater le cadre et disparaître les marges. Le langage graphique utilisé, avec ses noirs intenses et chauds, oscille en permanence entre écriture et signe ; il semble vouloir capter les flux d’énergie qui font vibrer le monde."

Extrait de la présentation de l'exposition de Kikie CREVECOEUR par Catherine de Braekeleer au Centre de la Gravure de La Louvière en 2007.
Plus d'informations : www.centredelagravure.be
 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20 ans de Crêvecoeur : un cadeau !

(Extraits de l'article de Roger Pierre Turine dans La Libre Belgique du 06/02/2007 à propos de son exposition au Centre de la Gravure de La Louvière.)

…/…. Dès le début de sa carrière, Kikie Crêvecoeur (Bruxelles, 1960) s'est installée dans l'infiniment petit à vocation toujours majuscule... Expliquons-nous. Souvenir d'enfance sans doute, cette graveuse dans l'âme s'est, dès le départ, forgé un matériau inédit tenant dans deux doigts d'une main, une gomme blanche comme en connaissent tous les écoliers. Et cette gomme, elle l'a entaillée, l'a dessinée et gravée d'incisions, de coups de scalpel qui ensuite, passés à l'encre, pouvaient être reportées sur un papier. …/… Au fil du temps, il faut aussi l'indiquer, l'artiste s'est insensiblement dégagée de la figuration de ses débuts. En épurant, elle a rejoint une certaine abstraction sans toutefois que rien, jamais, chez elle, ne soit tout à fait ceci ou tout à fait cela. Sa liberté d'écriture est telle qu'elle parvient à jongler avec les lignes et les signes, doublant la mise par ses rythmes, syncopés ou tendus, suivant les assemblages opérés entre les images, les figures. Nous avons affaire ici, pour cela, à une oeuvre infiniment musicale, jamais statique, corsée d'envolées, d'échappées…/…

L'article complet sur le site de La Libre : http://www.lalibre.be/article


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