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Suzanne Pavc , 377, rue Vivegnis, 4000 Liège
tél. : 0485/39 54 48 -
adresse mail :
pavc2002@yahoo.fr
Plus
d'infos sur :
http://suzannepavc.blogspot.com/
Suzanne Pavc : Portraits et autoportraits
Sans complaisance, ni flatterie particulière, l’artiste nous parle de
vérité, tombe le masque et se représente telle qu’en elle-même. La
photographie lui a servi d’intermédiaire comme, en leur temps, les
artistes anciens se servirent de leur propre miroir pour débusquer les
sentiments secrets blottis au plus profond de leur âme. Soulevant un
voile étrange, transperçant la matière, Suzanne Pavc se donne à voir et
nous regarde en même temps, interrogatrice. « Dis-moi qui suis-je ? »,
demande-t-elle à nous qui cherchons également quel chemin poursuivre.
Jean-Christophe Yu, Wégimont Culture, Janvier 04
Quant à Suzanne Pavc, elle nous confronte à la vie et ses tourments à
travers portraits et autoportraits. Le fusain comprimé sur papier
recyclé s’installe et creuse l’expression pour dévoiler la forme
contenue d’une vérité poignante. Suzanne Pavc jette à la figure sa
sensibilité à fleur de peau. Son œuvre nous entraîne dans la réalité
sensible de la vie au fil de questions récurrentes dont une princpale :
« Qui suis-je ? ». Dominique Coune et Véronique Wintgens.
« Autoportrait » : fusains de Suzanne Pavc à Wégimont
Avec un humour des plus authentiques, puisqu’elle y fait intervenir une
série de graves autoportraits se répartissant la question « Dis-moi, qui
suis-je ? », Suzanne Pavc fait alterner ses fusains avec un ensemble
évolutif de grand format dans lequel nous voyons un bébé prendre une
physionomie en rapport avec les extraits d’un savant traité de
psychiatrie épinglés au bas de chacun des panneaux.
L’efficacité du procédé repose sur sa percutante discrétion, soulignée
encore par l’accrochage, qui intercale subtilement les phases de
l’autoportrait entre celles de l’évolution satisfaite du bébé entre
névrose et psychose.
Le contraste s’impose avec d’autant plus de vigueur que, si les
autoportraits sont exécutés au fusain sur du gros papier recyclé et
collé, les tableaux de l’enfant offrent un décor en couleurs.
Albert Moxhet
 
Rites-rythmes floraux
Matinée, enfin ensoleillée, d’un mars frileux.
Dans la cour, une plaque s’imprègne des lentes morsures répétées de
l’eau-forte.
Un long atelier aux murs clairs y prend le jour. Sur un vieux meuble à
tiroirs, des livres empilés et un bouquet de tulipes séchées, aux
pétales diaphanes. Le chevalet est apprêté d’une grande feuille de
papier kraft blanc, lisse, qui attend le tracé dansant d’un fusain
compact, avec en filigrane, sous la pression légère de la main, le
substrat du kraft brun, texturé.
Plaisir du geste fluide, ample, à bonne hauteur. Suzanne dessine les
méandres de ces fleurs du printemps dernier qui, par la délicatesse et
la fougue mêlées de traits tout en souplesse – féline, le chat aux long
poils n’est pas bien loin -, redeviennent vivaces, tenaces, odorantes.
Tiges chantournées, mémoire secrète de corolles ployantes : l’élégance
dans la simplicité.
Sur un support, une première série de quatre grands formats, presque
carrés, sont comme autant d’instantanés d’une renaissance en
cheminement. D’autres suivront, car Suzanne préfère le sentier musardant
à l’objectif immédiat, l’exploration, strate après strate, de la beauté
intemporelle d’une « nature morte » plutôt « still alive ».
Voilà un travail qui procède d’abord par discrets affleurements, par
efflorescences ensuite. Sans notes colorées, mais dans la force réservée
du blanc et du noir.
Victoire, fragile, du vivant sur l’obscur : un vase, vide, attend la
promesse tardive du jardin.
Anne-Françoise LEMAIRE. Billet d’information mai-juin 2006 de la
Société libre d’Emulation - A propos de l’exposition des dessins de
Suzanne Pavc (Liège, Libraire l’Echappée belle, avril 2006)
Son travail au fusain, subtilement déposé sur de grandes feuilles
carrées de papier kraft blanc et lisse, laisse entrevoir une grande
sensibilité empreinte de touches autobiographiques que l’artiste
distille au travers sa réinterprétation du dernier souffle des tulipes
printanières.
Suzanne Pavc joue d’entrelacs de blanc et de noir d’où naissent des
formes que l’on sait végétales mais auxquelles on confère aisément
d’autres caractéristiques. C’est aérien et délicatement romantique.
Véritable « addict » des tulipes, elle les aime dans tous leurs états.
Elle les observe grandir, évoluer dans leurs mouvements, en admire les
formes courbes et b elles jusqu’à l’ultime moment. Pour mieux les
rendre.
Ju. Do. Le Jour Liège, mercredi 12 avril 06 (l’Echappée Belle,
Boulevard Saucy, Liège).
Par delà les séductions de la technique et leur esthétique recherchée,
les dessins de Suzanne Pavc exaltent la beauté des corps, mais surtout
ils en questionnent la fragile identité. Ils semblent ne coexister que
pour s’éviter et ne s’abandonner que pour la solitude.
Dans la ligne épurée du croquis, l’encre de la lithographie ou les
figures monumentales des grands fusains, ce qui est offert se dérobe,
l’intimité se fait pudeur, mélancolie et interrogation inquiète.
Bernard Talmazan
Que se soit dans ses croquis où s’affirme le trait assuré, souple,
contournant la silhouette du modèle, ou dans ses grandes compositions
travaillées, fouillées, ou encore dans ses lithographies, elle parvient
à un résultat de haute tenue où la finesse des gris, la profondeur des
noirs côtoient la force énergique du trait et la plénitude de la forme.
Ses grands dessins se distinguent d’emblée par la monumentalité de leurs
figures et l’élégance de leur composition. Les corps modelés dans de
riches tonalités de gris, qui vont du léger effleurement du fusain
jusqu’aux noirs les plus denses s’intègrent aux différentes qualités de
papiers, superposés, froissés, déchirés. Les variations de l’éclairage
donnent aux figures l’imposant relief et le mystère d’une fresque
altérée par le temps.
Bernard Talmazan, Historien de l’art, peintre, graveur. (Expo à l’Aqualone).

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