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Ch. HARDY : StElles |
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Général
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Ils ont chassé les StElles Suite à la décision soudaine des autorités communales namuroises d'octroyer, à l'organisation d'un marché artisanal, l'espace principal prévu initialement aux "stElles" de Chantal Hardy, l'exposition a dû être interrompue. Chantal Hardy ne l'a appris que vendredi matin, le 28 juillet : les stElles vont être déplacées. Dounya, musiques et artisanat du monde, va venir s'installer sur la place d'Armes. La décision a été prise quelques jours plus tôt par le collège communal. Le coup de téléphone qui l'informe vient de la directrice du Service Culture de la Ville. Elle ne l'a appris elle-même que la veille, par hasard, quand son regard a croisé une affiche au supermarché. C'est dire si ses informations sont lacunaires, imprécises, désolées. L'échevine de la Culture de Namur est en vacances pour une semaine. Tout s'est fait à son insu. Elle sera absente jusque lundi, d'ici là les chalets du marché vont commencer à être installés. Chantal me téléphone, dans l'heure, anéantie par tant d'incompréhension, d'indélicatesse. D'autant que jusqu'à ce moment, rien ne laissait présager pareil revirement. Les affiche annonçant l'installation des sculptures ainsi que les invitations au vernissage avaient été diffusées, estampillées des autorités de la Ville. Je prends le relais et commence une ronde téléphonique à la pêche aux infos. Le bougmestre ? En réunion ! C'est pourquoi ? Donnez votre téléphone, on va vous rappeler. Peine perdue. Les heures passent et l'échéance pour l'enlèvement des stElles se rapproche. Dans l'attente, je fouille Internet. Dounya, Namur. Initialement prévu au Grognon, il a été déplacé place d'Armes et avancé pour l'allonger d'une semaine. Pourquoi ? Un responsable de l'espace public namurois répond enfin, mais pour dire que la ville gère ses espaces comme elle l'entend et qu'elle n'a pas à se justifier. Je m'insurge : il y avait un engagement. On n'a qu'à pousser les sculptures sur le côté. Ma tentative pour expliquer qu'elles ne sont pas disposées au hasard mais selon un agencement étudié par l'artiste, que la configuration sur les 3 places, Armes, Théâtre et Beffroi forment un ensemble, est vaine. L'art n'est manifestement pas sa priorité. De son côté Chantal, en fin d'après-midi, obtiendra qu'une responsable de la Culture tente tout au long du w-e d'endiguer l'ardeur des ouvriers chargés du montage des stands. W-e de colère, de dépit et de mauvais sommeil. Le lundi, dès les premières heures (de bureau), l'échevine, reprend à la fois ses fonctions et l'initiative. Elle contacte Chantal , mais pour lui signifier qu'elle ne peut plus rien y changer. Trop tard. Désolée. L'artiste, après une dernière consultation de ses proches, arrête sa décision. En signe de protestation, elle demande que toutes les stElles, même celles installées au Jardin du Maïeur, lui soient ramenées. Ce sera chose faite, mais, malgré les promesses, sans une protection adéquate. A leur arrivée, il n'aura plus qu'à relever les dégâts.
Il est frappant de constater que toutes les personnes à l'initiative de l'exposition stElles sont des femmes, alors que celles qui ont contribué à son démantèlement sont des hommes. Faut-il y voir une preuve supplémentaire de la justesse du propos de Chantal Hardy lors de la création de son oeuvre. Enfin, on ne peut que constater également que, sous la contrainte, les stElles ont dû céder la place (d'Armes) pour y installer un marché du "Monde" qui, si on s'en réfère à l'album photo de l'édition précédente, repris sur le site Internet de Dounya, fait la part belle aux sourires enjôleurs de jeunes filles froufroutantes. Deux conceptions de la femme, l'une interpelle sur leur condition (in)humaine, l'autre se berce des illusions d'un tourisme de carte postale. Symbolique aussi que Dounya 2011 réserve une large place à Madagascar, rhum, épices, sacs, ... Il serait cependant étonnant qu'il y soit aussi fait mention du revenu moyen estimé à 5 euros la journée ou que plus de la moitié des femmes malgaches subissent des violences familiales. Certains ont fait leur choix : ils ont chassé les stElles. Louis
Simaÿs 3/8/2011
Les StElles débarquent à Namur
D’autres sculptures dresseront
leur silhouette dans les Jardins du Maïeur. Les passants vont pouvoir
se faufiler entre les oeuvres et dialoguer avec elles. Car elles sont
porteuses d’un message, ces grandes dames en tôle d’acier Corten qui se
sont couvertes de rouille pour mieux se défendre des assauts du temps.
« Pour moi, les femmes sont le pilier du monde. Dressées vers le ciel
ou écrasées de souffrance, elles se veulent vecteur d’émancipation et
véhiculent un message de solidarité ».
« StElles »
Inspirée
autant par les mégalithes que touchée par les silhouettes de femmes
d’ici et d’ailleurs, Chantal Hardy a saisi la parenté de leurs profils
pour l’hommage qu’elle rend à l’universalité de la Femme. De là est née
son œuvre, constituée de 15 sculptures, intitulée «StElles»,
contraction de « stèle » et « Elles ».
Des stèles mégalithiques aux silhouettes de femmes d’ailleurs ou d’ici, actuelles ou d’antan, il y a une parenté de profils que Chantal Hardy a saisie pour l’hommage qu’elle rend à ses soeurs. Elles et stèles sont devenues StElles sous l’impulsion de l’artiste. Qu’elle soit paysanne en tablier et fichu, musulmane en tchador, mariée en tenue de noces ou image pieuse des églises, au-delà des inégalités les plus criantes, la femme, la majorité absolue de l’homme, l’origine du monde selon Courbet, se dénigre encore en sexe faible. Si la stèle, par essence, marque l’espace pour préserver la conscience de l’oubli, en nombre, leur alignement transcende ses éléments isolés pour renforcer leur pouvoir d’évocation.
Toutes semblables mais jamais identiques, ces silhouettes de pierre ou de chair, celtiques ou orientales, antiques ou contemporaines, Chantal Hardy, la lithographe, a incorporé les moyens du sculpteur à son parcours pour les tailler dans l’acier. Les femmes de ses estampes ont ainsi acquis une troisième dimension tout en gardant de leur multiplicité.
Face à leur conditions (in)humaines, ces femmes devenues stèles, figées tant par le matériau de l’artiste que par les diktats des traditions ou le confort paresseux des habitudes, se veulent pourtant vecteur d’émancipation. Au spectateur de parcourir leur dédale, d’apprécier la réflexion qu’elles imposent, le sacré qu’elles induisent pour partager, avec l’artiste et ses sœurs, pensées et émotions.
Dans un premier temps, StElles dans son ensemble souhaite s’inscrire dans un parcours, d’une communauté à l’autre, d’une entité à son pendant, d’une région à sa jumelle. Des accords s’élaborent avec les lieux susceptibles de la recevoir.
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"Cris et Chuchotements".
à La Louvière
"Cris et Chuchotements" est une exposition pluridisciplinaire réunissant
23 femmes-artistes : gravures, peintures, sculptures, installations, ...
Conçue pour marquer les 20 ans du Centre de la Gravure, cette
manifestation explore les thèmes de l’identité, de l’intimité et de
l’imaginaire féminins. Parmi les œuvres exposées, un nombre important de
pièces ou d’installations ont été pensées et produites spécialement pour
l’occasion.
Les artistes :
à Paris
Retour au Sommaire Du papier de soie à l’acier Corten, la femme dans tous ses états
Conditions de vente et données techniques Chaque StElle est découpée dans une tôle d’acier Corten de 3mm d’épaisseur et aura pris, pour sa présentation définitive, la teinte de la rouille. La hauteur des stèles varie de 1 à 2,15 mètres ; la largeur de 1 à 1,50 mètre. Réalisation avec l’appui des Ateliers Georis à Romsée Tirage : 5 exemplaires (dont 4 à réaliser selon les commandes) Pour les commandes, les délais de livraison seront tributaires de leur fabrication et éventuellement du temps nécessaire à leur revêtement naturel d’une couche de rouille. Prix de vente :
Retour au Sommaire Configuration requise pour les expositions L’installation complète se compose d’une quinzaine de « StElles ». Cependant, ce nombre peut être modulable suivant le lieu d’accueil pour autant que les spectateurs puissent déambuler avec aisance parmi les « StElles » et que le principe de l’alignement reste maintenu. En outre, chaque lieu d’exposition fera l’objet d’une recherche spécifique et donc, si nécessaire, d’une adaptation du projet initial.
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Exposition à la Chapelle St. Lambert à Verviers (novembre 2006)
Exposition en avant-première à l'Eglise St. Lambert de Verviers en collaboration avec la Galerie Arte Coppo, rue du Spintay à Verviers en novembre 2006
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Chantal Hardy / Galerie Dogan, Luxembourg 2007, Kyllburg en Allemagne
Pour Luxembourg 2007, capitale européenne de la culture (ainsi que Sibiu en Roumanie) dont les manifestations couvrent le Grand-duché mais s’étendent également en Belgique avec la Wallonie, en Allemagne avec la Rhénanie Palatinat et en France avec la Lorraine.
L'exposition a bénéficié de l'appui logistique du Service culturel de la Province de Liège.
Photos de cette page réalisées par l'artiste, Culture Plus, Nicolas Calen, avec l'aide de Françoise, Denise, Alex, Roger - Textes et photos d'oeuvres restent la propriété de l'asbl Culture Plus et des artistes et ne peuvent être utilisés sans leur autorisation. |
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